28.02.2008

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-    Tu l’entends ?
-    Le souffle court
-    Halète
-    Je l’entends
-    C’est ainsi donc que vont les choses ?
-    Ainsi va l’existence, ainsi elle se remplit, ainsi, ils croient vivre
-    Mais leurs promesses ?
-    Mais leurs rêves ?
-    Mais les illusions qu’ils créent ?
-    Rien
-    Rien n’a d’importance
-    Sinon le contentement
-    Etre serein
-    Je ne peux pas
-    Non, tu ne peux pas
-    Comment pourrais-je encore vivre sans confiance ?
-    Il n’y a que toi
-    Mais je ne me fais pas confiance
-    Il n’y a que toi
-    Plus jamais
-    Plus jamais
-    Plus jamais
-    Plus jamais
-    Plus jamais
-    …

-    Tu marchais. Le sentier se rétrécissait, mais tu contenais ta peur, tu la gardais ; en fait, tu la transformais
-    Le soupçon, je n’étais plus que soupçon
-    Tu ne regardais pas derrière toi, comme promis
-    Mais j’avais l’impression …
-    Il y avait eu des croisements
-    Je ne devais pas regarder, il fallait avoir confiance, j’avais confiance
-    De moins en moins
-    Je croyais voir dans les reflets bleutés des mouches, son sourire
-    C’était la mort
-    La moindre filoche blanchâtre dessinait dans le ciel sombre la vague empreinte d’un espoir
-    C’était la fuite
-    Un oiseau noir, osseux, prit son envol vers la cour
-    Il a choisi l’autre chemin