01.03.2008

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Que son cœur déborde un peu trop vite, qu’elle se confie trop rapidement, qu’elle expose les tremblements de ses fantômes, qu’elle assume la parole humiliante, son ressenti, c’était trop pour eux, en général. Le désordre du monde n’était pas dans ses objets de haine, parce que seul le mépris pouvait qualifier son sentiment. Leur comportement était fourvoiement fatal.

Pourtant le flot d’amour demeurait vivace, ce qui était mépris et dégoût, devant une créature particulière, devenait pitié. Devant un être chéri, le désespoir se transmuait en charitable humilité. Qui suis-je pour juger ? Chacun sera jugé en son heure. Il s’agit de vider son cœur de la souffrance liée aux relations humaines, rien de bon ne peut venir de l’être humain, rien de définitivement mauvais non plus. Il faudrait seulement abandonner tout espoir d’altérité.

Chacun répondait avec candeur à son prochain : « Dieu même n’en demande pas tant ».