07.12.2007
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Un grand nuage et puis plus rien.
Une atmosphère de gaze, blanche, presque solide.
Et un cri, qui transperce.
Un déchirement, malentendu.
Il y a eu pourtant ces moments estimables, la douce illusion ou seul espace de partage, peut-être simplement oublier ce dernier lien, détachement absolu, courage.
Lune, belle enfant chérie, luit vaguement, sur la nuit en larmes.
Effacer les derniers traces, tâches infâmantes, bastion ultime d’une confiance en l’individu. Seule la multitude vaut d’être connue. Non, fulgurance toujours possible, erreur de jugement alors. Alors indifférence.
L’homme en plâtre, décharné, juge la boule de glaise, mais ce n’est que tristesse, impossible de mépriser tout à fait la créature.
Mais le Grand Juge nous manque, évaporé de son tribunal, remplacé par qui ? Des femmes. Il doit vomir depuis tellement de siècles.
Un grand cheval, dans un ciel sans nuage, le cavalier rit, enfin.
Cette impression permanente, persistante, délires ? où est le monde, où est la vérité ?
Il y a les mécanoïdes et les paranoïdes.
Après, peut-être, il y a des degrés.
Non, juste faible.
Courage !
Ces harpies qui attrapent, enserrent, lapident l’œuf de l’ange. Ces voix, paradis silence ? Mort silence. Paradis unicité ? enfin, l’être ?
Et ce chat, toujours sourit, pour moi, dans mes ténèbres.
Embrase-moi, tant pis, pour la vie, croyons les signes, gaiement.
Ignius, se laisser prendre, pourquoi tant de regrets ? raisonnablement ridicule.
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06.12.2007
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Petite fille trop jalouse, toute petite, fait chier tout le monde
Ras le cul des cahiers d’écolier, Liberté décide de guider le peuple.
« Toute question toute réponse,
Elles ne savent dire que oui »
00:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liberté
05.12.2007
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Dans son scaphandrier prosaïque, il se débat encore un peu. Douloureuses emprises, nostalgie d’un âge d’or, où l’espoir existait.
Ca y est, ça y est : l’espoir lui revient en tête, cette ambiguïté permanente, il la lève, il comprend, un peu seulement, il voit le manque, dessine l’allure de l’absent. Grand, fort. Infiniment grand, infiniment fort. Le spectateur initial, dont le regard donne sens au spectacle. Il se sent seul. Il les voit tous, ignares insolents de morbide humanité, fantômes sans âme car dégagés de leurs responsabilités. Son cœur bat plus vite. Sa haine ? Non, comment haïr ? Il faut aimer, par-delà l’amour, c’est ce qu’il voudrait. Mais il sait. Au plus profond de ses entrailles il sent la torsion de ses tripes, hurlant au ciel ses représailles futures. Il ne bouge pas cependant, se déteste, finit par se complaire lui aussi dans cette petite obscurité, ce puit vaseux des passions humaines.
Il y a cet autre en lui qui l’observe. Ces autres qui lui gueulent dessus, en permanence il cherche, cherche ce qui le constitue, s’égare, perd du temps. Tu vois toi aussi, l’alternance des jours et des nuits, contre laquelle on ne peut aller. Le soleil s’éteint, s’embrasent les terres et les nations, promesse d’un lendemain clair. Plus de deux mille ans d’écrits à comprendre, à assimiler. Aller dans le bon sens. Divertissement, nouvelle déesse, heureuse sorcière en terre hospitalière, charlatan vendant son philtre du p’tit bonheur au moindre offrant. Fournisseur officiel de rêves, pardon réalisateur de désirs disent-ils, ça ricane la haut, ça pleure ici aussi.
00:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : existence, humanite, espoir
04.12.2007
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Mais je voudrais continuer quand même, forcer le flux, l’existence, la tordre, enfin bacchantes, enfin délices luxuriants, boire des mots, s’emplir sans ciller. Respiration. Déchirement striant l’air, comme un chat qui crie. Elle marche.
01:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : existence

